La personne imposable doit calculer elle-même
le montant de cet impôt.
Le calcul de l'ISF consiste à appliquer à la valeur nette du patrimoine
imposable un barème d'imposition progressif.
Une fois cette étape effectuée, il convient de tenir compte de la réduction
pour charges de famille et du plafonnement de l'ISF en
fonction des revenus du redevable.
Le montant de l'impôt brut s'obtient par application :
• à la valeur du patrimoine net imposable au 1er janvier de l'année d'imposition,
• du barème progressif applicable la même année.
Le résultat est diminué d'une réduction pour charges de famille, puis
plafonné en fonction des revenus de l'année précédente
(l'ancienne majoration de 10 % a été supprimée).
Barème de l'ISF 2008
Fraction de la valeur nette du patrimoine Tranche de e Tarif en % Montant
Cumul
N'excédant pas 770.000 e 770.000 e 0 % 0 0
Comprise entre 770.000 et 1.240.000 e 470.000 e 0,55 % 2.585 e 2.585 e
Comprise entre 1.240.000 et 2.450.000 e 1.210.000 e 0.75 % 9.075 e 11.660
e
Comprise entre 2.450.000 et 3.850.000 e 1.400.000 e 1,00 % 1.4000 e 25.660
e
Comprise entre 3.850.000 et 7.360.000 e 3.510.000 e 1,30 % 45.630 e 71.290
e
Comprise entre 7.360.000 et 16.020.000 e 8.660.000 e 1,65 % 142.890 e
214.180 e
Supérieure à 16.020.000 e 1,80 %
Nos solutions pour échapper ou diminuer votre
ISF
• La loi Dutreil, et son application dans
les parcs éoliens.
• L'investissement dans les forêts. (exonération à 75%)
• Le loueur en meublé professionel LMP (sous conditions).
• La loi TEPA Articles 15 de la loi de finances pour 2008 et 41 de la loi
de finances rectificative pour 2007
Le fonctionnement de l'ISF
Réduction pour charges de famille :
Le montant de la réduction s'élève à 150 e par personne considérée comme
à charge du contribuable
Plafonnement
Seuls les contribuables domiciliés en France sont concernés.
L'ISF obtenu après réduction pour personnes à charge est réduit de la
différence entre :
• Le total (ISF + impôts dus au titre des revenus et produits de l'année
précédente), et 85 % du total "revenus nets de frais"
professionnels de l'année précédente (après déduction des seuls déficits
catégoriels imputables sur le revenu global) +
revenus (y compris plus-values) exonérés d'impôt sur le revenu réalisés
au cours de la même année en France ou hors de
France + produits soumis à prélèvement libératoire.
Pour les contribuables, dont la valeur nette du patrimoine imposable excède
2 380 000 e, la réduction résultant du
plafonnement est limitée à :
• 50 % de l'ISF obtenu après réduction pour personnes à charge,
• Ou 11 325 e, si ce montant est supérieur.
Les biens qu'il faut déclarer
La valeur de votre patrimoine atteint la limite de 770 000 e (imposition
due au titre de 2006 en fonction de la situation au 1er
janvier 2006), et vous vous interrogez sur l'étendue de vos obligations
fiscales au regard de l'impôt sur la fortune : quels sont les
biens qui doivent être déclarés ?
L'impôt sur la fortune (ISF) est un impôt annuel , calculé sur la valeur
de l'ensemble des biens appartenant au redevable au 1er
janvier de l'année d'imposition. Sous réserve d'aménagements particuliers,
les règles qui concernent l'assiette des droits de
succession sont applicables.
Si vous êtes non-résident, ou si, étant résident en France, vous détenez
des biens à l'étranger, sachez que :
• Pour les personnes domiciliées fiscalement en France, tous les biens
appartenant au 1er janvier de l'année d'imposition aux membres composant
le " foyer fiscal " au sens de l'ISF doivent être déclarés ;
• Pour les personnes non-domiciliées en France, seuls les biens " français
" à l'exception des placements financiers visés à
l'article 885L du code général des impôts, sont concernés.
Ces règles ne s'appliquent toutefois que si une convention internationale
ne prévoit pas de dispositions différentes.
Abattement " résidence principale " loi TEPA
Par dérogation au principe selon lequel la valeur vénale des immeubles
dont le propriétaire a l'usage est réputée égale à leur
valeur libre de toute occupation, un abattement de 20 % est appliqué sur
la valeur vénale lorsque l'immeuble est occupé au 1er
janvier de l'année d'imposition à titre de résidence principale par son
propriétaire.?
Cet abattement vient d'être porté à 30 % à compter de l'ISF collecté en
2008. Cette majoration a pour objectif de
contrebalancer les effets de la hausse exceptionnelle de l'immobilier.
Ce phénomène a en effet eu comme conséquence de rendre imposables à l'ISF
de nombreux petits propriétaires immobiliers qui
ont vu la valeur de leur résidence principale s'envoler.
Les différentes dispositions fiscales en matière d'ISF contenues dans
le paquet fiscal, couplées avec le renforcement du " bouclier
fiscal ", devraient donc avoir comme conséquence de stopper dès la campagne
d'imposition 2008 la progression de cet impôt !
Cas particuliers
Attention : les " exonérations " applicables en matière d'impôt sur le revenu
ne sont pas transposables à l'impôt sur la fortune (par
exemple le livret A, le plan épargne-logement, le plan d'épargne en actions
doivent être déclarés).
Il n'est pas possible de donner une liste exhaustive des biens " imposables "
Il peut s'agir notamment :
• des biens immobiliers (résidence principale, secondaire, biens immobiliers
donnés en location),
• des actifs professionnels (qui, à certaines conditions pourront ne pas
être soumis à l'impôt),
• des meubles meublants,
• des valeurs mobilières, bons du Trésor, bons de caisse,
• des droits de propriété industrielle (brevets, marques de fabriques),
• des voitures automobiles, motocyclettes, yachts, bateaux de plaisance,
avions de tourisme, chevaux de course ou de selle...
• des bijoux, de l'or et des métaux précieux...
Par rapport aux règles qui concernent les droits de succession, notez
toutefois quelques règles propres à l'impôt sur la fortune.
1- Les contrats d'assurance
Contrats " rachetables " (c'est-à-dire ouvrant la possibilité de demander
le rachat du contrat avant son échéance) :
• pendant la phase d'épargne, ils doivent être déclarés pour leur valeur
de rachat au 1er janvier de l'année d'imposition à l'ISF ;
• lorsqu'un contrat de ce type est arrivé à échéance, si le contrat s'est
dénoué par le versement d'un capital, celui-ci se
retrouvera dans le patrimoine ; si, au contraire, le contrat s'est dénoué
par l'attribution d'une rente, le crédirentier devra déclarer
la valeur de capitalisation de la rente.
Contrats " non rachetables " :
A compter du 1er janvier 1992, doivent être déclarées les primes versées
après le 70ème anniversaire du souscripteur au titre
de contrats conclus à partir du 20 novembre 1991.
2- Les rentes viagères
Elles sont en principe imposables à l'ISF pour leur valeur de capitalisation,
sauf dans les cas suivants :
• lorsqu'elles peuvent être assimilées à des pensions de retraite,
• lorsqu'elles sont versées à titre de réparation de dommages corporels
(article 885 K du code général des impôts).
3- Les biens grevés d'un usufruit, d'un droit d'habitation ou d'un droit
d'usage
En principe, ces biens doivent être déclarés pour leur valeur en toute
pleine propriété par le seul usufruitier ou le titulaire du droit
d'usage ou d'habitation.
Exceptions : chacun devra être soumis distinctement
à l'impôt sur la valeur du droit qu'il détient lorsque :
• le démembrement de la propriété résulte de l'application des articles
suivants du code civil :
• article 767 (alinéas 2 et 3 anciens) : usufruit légal du conjoint survivant
en l'absence de donation entre époux pour les décès
intervenus avant le 1er juillet 2002 (le cas le plus fréquent concerne
l'usufruit sur le quart de la succession en présence
d'enfants),
• article 1094 : usufruit légal réservé aux ascendants survivants après
donation entre époux de la part réservataire en nuepropriété
en l'absence de descendant,
• article 1098 : usufruit forcé du second conjoint en présence d'enfants
du premier lit.
A noter qu'en cas de donation entre époux (article 1094-1 du code civil),
le conjoint doit déclarer la toute-propriété des biens sur
lequel repose son droit d'usufruit.
Les dispositions de la loi du 3 décembre 2001 sur les droits du conjoint
survivant et applicable aux décès intervenus à partir du
1er juillet 2002 ont les conséquences suivantes au regard de l'impôt sur
la fortune :
L'usufruit légal du conjoint survivant résultant de l'application de la
nouvelle loi relève du principe de la taxation de la pleine
propriété des biens dans le patrimoine de l'usufruitier.
Dès lors, pour les décès intervenus à compter du 1er juillet 2002, l'usufruitier
est imposé sur la pleine propriété des biens
détenus en usufruit, qu'il détienne ses droits de la loi (usufruit légal)
ou d'une disposition à cause de mort, qu'elle que soit la date
de cette donation.
Le droit viager au logement :
En cas d'existence de ce droit au 1er janvier de l'année d'imposition,
le droit d'habitation et d'usage sur le logement et le mobilier
mentionné à l'article 764 du code civil est soumis à la règle d'imposition
du titulaire sur la pleine propriété.
Le droit temporaire au logement :
Le droit temporaire au logement sur l'habitation principale transmise
aux héritiers n'est ni cessible, ni transmissible. A ce titre, il
n'a pas de valeur patrimoniale. Il échappe en conséquence à l'impôt de
solidarité sur la fortune.
S'agissant de la situation des héritiers, propriétaire au 1er janvier
d'un immeuble grevé d'un droit temporaire au logement du
conjoint survivant, il est admis que ces derniers bénéficient de l'abattement
de 20 % prévu à l'article 885 S du code général des
impôts.
• le démembrement résulte de la vente de la nue-propriété lorsque l'acquéreur
n'est ni un présomptif héritier ou descendant
d'un présomptif héritier, ni un donataire ou légataire institué même par
testament postérieur, ni une personne interposée
entre le vendeur et l'une des personnes énumérées.
• lorsque le droit d'usufruit ou le droit d'usage et d'habitation a été
réservé par le donateur dans le cadre d'une donation
faite à l'Etat, à un département, une commune ou un syndicat de communes
ou un de leurs établissements publics, à un
établissement public national à caractère administratif, à une association
reconnue d'utilité publique (ou à une fondation
reconnue d'utilité publique).
4- Les immeubles classés ou inscrits à l'inventaire supplémentaire des
monuments historiques
L'exonération des droits de succession qui concerne ces immeubles ainsi
que les meubles qui en constituent le complément
historique ou artistique (ainsi que les parts de sociétés civiles représentatives
de tels biens) n'est pas applicable en matière d'ISF.
5- Les biens totalement ou partiellement exonérés
Compte tenu du principe énoncé, le raisonnement consiste plutôt à rechercher
quels sont les biens qui ne sont pas soumis à
l'impôt ou bénéficient d'une exonération. Il s'agit, sous certaines conditions,
des biens ou droits suivants (liste non exhaustive) :
Les biens professionnels.
Les parts ou actions de sociétés objets d'un engagement collectif de conservation
(titres reçus au capital des PME)
Les parts ou actions détenues dans leur société par les salarié et les
mandataires sociaux (exonération partielle) .
Les biens ruraux loués par bail à long terme et parts de groupements fonciers
agricoles non-exploitants.
Les biens ruraux loués par bail à long terme et parts de groupements fonciers
agricoles en location à une société.
Les bois, forêts, parts de groupements forestiers à l'exception des parts
de SEP (exonération partielle).
Les parts de groupements fonciers agricoles ou de groupements agricoles
fonciers (exonération partielle).
Les objets d'antiquité, d'art ou de collection, droits de la propriété
littéraire, artistique et industrielle.
Les rentes viagères assimilables à des pensions de retraites.
Les indemnités ou rentes attribuées à titre de réparation de dommages
corporels.
Les placements financiers des non-résidents.
L'exonération qui concerne certains immeubles d'habitation à l'occasion
de leur première transmission à titre gratuit n'est
pas applicable en matière d'ISF.
Les bons anonymes donnent lieu au moment de leur remboursement à l'application
d'un prélèvement de 2 % (autant de fois qu'il
y a eu de 1er janvier depuis leur date d'émission) lorsque le détenteur
ne révèle pas son identité. Si, au contraire, celui-ci choisit
de révéler son identité, il devra régulariser sa situation en produisant
des déclarations rectificatives d'impôt sur la fortune pour
les années antérieures.
Les dettes déductibles
Les dettes grevant le patrimoine du contribuable, qui sont personnellement
à sa charge et qui sont dues au 1er janvier de l'année
d'imposition peuvent être déduites:
Sont déductibles :
- les emprunts, découverts bancaires et comptes débiteurs ;
- les dettes envers des prestataires de services ou entrepreneurs de travaux
;
- l'impôt sur le revenu tel que le contribuable l'aura lui-même calculé
en fonction du dernier barème en vigueur ;
- les contribution sociales sur les revenus de l'année précédente (CSG
, CRDS, prélèvement social) ;
- la taxe d'habitation et les impôts fonciers. Déduire le montant de l'impôt
de l'année précédente et effectuer une régularisation
l'année suivante.
- l'ISF de l'année d'imposition.
Les dettes contractées pour acquérir des biens exonérés d'ISF (ou dans
l'intérêt de tels biens) s'imputent par priorité sur la
valeur de ces biens. Si après imputation il subsiste des dettes, le solde
peut être déduit.
Au sujet des dettes relatives à des biens partiellement exonérés, elles
sont déductibles dans la même proportion. Par exemple,
les dettes d'un bien imposé à hauteur du quart de sa valeur ne sont déductibles
qu'à hauteur du quart également.
Lors du dépôt de la déclaration ISF, le contribuable doit joindre à sa
déclaration les justificatifs de l'existence, de l'objet et du
montant des dettes déduites, sauf pour les dettes fiscales.
Formalités de déclaration de l'ISF qui doit être adressée pour le 15 juin.
Quid si vous n'avez pas reçu votre déclaration
?
A partir de début mai, si vous n'avez pas
reçu votre déclaration, ou si vous êtes un nouveau redevable de l'ISF,
vous pourrez vous
les procurer en les téléchargeant sur le site " www.impots.gouv.fr ".
A compter du 15 mai, vous pourrez également vous les
procurer auprès de leur centre des impôts.
Où se renseigner ?
Téléphoner au centre Impôts Service au 0820 32 42 52
(de 8h00 à 22h00 du lundi au vendredi et de 9h00 à 19h00 le samedi ; 0,12
e la minute),
Appeler le serveur vocal de la DGI au 0821 01 10 10 (0,12 e la minute),
ou téléphoner ou se rendre au centre des impôts dont elles dépendent.
Les résidents de la Principauté de Monaco,
doivent s'adresser au centre des impôts de Menton - service des résidents
de Monaco - 7, rue Victor Hugo - 06507 MENTON
CEDEX, adresse mel : cdi.menton@dgi.finances.gouv.fr, téléphone : 04 93
28 62 60.
Les redevables domiciliés à l'étranger
pourront se procurer les déclarations vierges auprès du centre des impôts
des non-résidents (10, rue du Centre - TSA 50014 -
93465 NOISY-LE-GRAND Cedex, adresse mel : cinr.paris@dgi.finances.gouv.fr,
téléphone : 01 57 33 83 00).
Télécharger sa déclaration par Internet
La déclaration complète peut également être saisie sur le site. Dans ce
cas, elle doit ensuite être imprimée et adressée avec un
exemplaire de la déclaration préidentifiée au centre des impôts compétent.
Le lieu de dépôt des déclaration et du paiement de l'impôt
En même temps que vous déposez votre déclaration, vous devez également
payer votre impôt. Les personnes imposables
devront déposer leur déclaration en simple exemplaire et payer simultanément
l'impôt :
Au service des impôts indiqué sur le formulaire reçu par la poste, même
en cas de changement d'adresse ;
Au service des impôts de leur domicile au 1er janvier 2007, lorsqu'elles
utilisent un formulaire non préidentifié (où leur nom
m'apparaît pas, pour les primo-déclarants par exemple) ;
Au service des impôts de Menton (7, rue Victor Hugo - 06507 MENTON CEDEX,
téléphone : 04 93 28 62 60), lorsqu'elles
résident dans la Principauté de Monaco ;
A la recette des non-résidents (10, rue du Centre - TSA 50014 - 93465
NOISY-LE-GRAND Cedex, téléphone : 01 57 33 82 00),
lorsqu'elles sont domiciliées à l'étranger.
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